La vague est à la délocalisation, ce n’est pas une nouvelle, on en voit depuis bien longtemps.
Comment gérer une délocalisation, comment former au mieux l’équipe qui prendra le relai?
Délocaliser n’est pas de tout repos, on trouve beaucoup d’obstacles sur son chemin. Turn over dans le pays d’origine qui ne se fait pas attendre, recrutement dans le pays cible pas toujours facile, transfert de compétence pas évident à gérer.
L’important est que les choses se fassent dans l’ordre. Si le recrutement est efficace, le transfert de compétences en sera facilité. Mais à l’inverse quand au moment de former ses successeurs on se retrouve face à des novices à qui on doit apprendre les fondamentaux, la tâche devient plus ardue.
On est vite coincé entre ses objectifs de passation de flambeau et le regard interloqué du public lors des formations.
Dans l’informatique comme dans tous les domaines, on doit d’abord apprendre son metier avant d’apprendre les spécificités de l’entreprise dans laquelle on officie. Quand on se retrouve à expliquer les bases à des gens pour qui cela devrait être évident, on perd du temps, la formation est inefficace, les objectifs des deux équipes ne peuvent pas être atteint.
Il faut alors redoubler d’efforts pour éviter le fiasco.
Personnellement j’ai décidé de ne pas aller trop loin et de ne pas apprendre l’informatique à des gens dont c’est sensé être le métier et qui doivent être opérationnel rapidement pour absorber beaucoup de connaissances spécifiques.
Malgré toute la pédagogie et la patience du monde, on ne pas rattraper des années de retard.

